Symphonie pour le Petit Prince est un film projeté sur trois écrans géants dans une salle dédiée du Musée du Petit Prince à Soleure, en Suisse. Le but de cette oeuvre au format hors norme ? Restituer l’essence du livre de Saint-Exupéry… et faire battre les coeurs à l’unisson de celui du Petit Prince.
Le pilote — celui de l’ouvrage de Saint Exupéry — revient sur les lieux où le Petit Prince a disparu. Contemplant le désert, il se souvient de leur première rencontre, de l’extraordinaire voyage du jeune héros, du chagrin d’amour qui lui a fait quitter sa petite planète et de leur trop courte amitié. Traversant la douleur du manque avec l’aide précieuse du Renard, il se souvient enfin de l’essentiel : son ami aux cheveux couleur de blé reste bien vivant… au fond de son coeur.
La musique a une importance capitale. Car, plus que tout, c’est cette « langue des émotions » comme l’a défini Emmanuel Kant, qui nous ouvre le coeur des spectateurs. Elle est originale, composée au regard de l’évolution émotionnelle recherchée. Piano solo pour accompagner la tristesse, la mélancolie. Cordes aériennes pour exprimer l’immense beauté, la joie qui vient après la tristesse. Alternance entre modes mineur et majeur, accords de septième, etc., pour un caractère irrésolu.

