Le lieu
Perché sur la colline des Lauves, dominant les toits d’Aix-en-Provence, ce petit pavillon fut le dernier atelier de travail de Paul Cézanne, où le peintre se rendit presque quotidiennement de 1902 jusqu’à sa disparition en 1906. On y retrouve encore aujourd’hui son matériel de travail, ses modèles et les objets familiers qui ont accompagné sa recherche artistique — un lieu de mémoire à l’accès limité, dont la fréquentation reste contrainte par sa taille et son caractère patrimonial.
Le projet
Avec ce jumeau numérique, Le Centre a fait le choix d’une reconstruction 3D fine du lieu plutôt que d’une vidéo à 360° ou d’un simple empilement de photos. L’ambition affichée est de restituer une sensation d’échelle proche du réel, pour que l’expérience virtuelle rende justice à l’intimité si particulière de cet atelier.
Une infrastructure culturelle plutôt qu’un gadget
Ce projet porte une conviction forte, portée par notre codirigeant et artiste plasticien Gauthier Le Rouzic : un jumeau numérique n’est pas un simple contenu de communication, mais une véritable infrastructure culturelle, pensée pour durer au-delà des effets de mode technologiques, des cycles d’exposition et de l’évolution des terminaux de diffusion. C’est cette exigence de pérennité qui guide nos choix techniques, de la reconstruction 3D jusqu’au format d’archivage retenu.
Ce que ce jumeau numérique rend possible
Un accès élargi à un lieu par nature contraint. L’Atelier des Lauves, du fait de sa taille et de sa fragilité patrimoniale, ne peut accueillir qu’un nombre limité de visiteurs à la fois, selon des horaires et des périodes d’ouverture restreintes. Le jumeau numérique permet à un public plus large d’en découvrir l’intimité, indépendamment de ces contraintes.
Une archive durable d’un lieu chargé d’histoire. Au-delà de la médiation, cette reconstruction constitue une documentation précise de l’atelier tel qu’il se présente aujourd’hui, utile à sa conservation et à sa transmission dans le temps.
Une transmission fidèle de l’atmosphère du lieu. Plus qu’un inventaire d’objets, le jumeau numérique cherche à restituer la lumière et le silence si particuliers de cet atelier, éléments essentiels à la compréhension du travail de Cézanne dans ses dernières années.
Un projet au cœur de la saison Cézanne
Ce jumeau numérique s’inscrit dans la démarche plus large engagée avec le Musée Granet à l’occasion de la saison Cézanne, aux côtés des projets menés sur le Pavillon de Vendôme et sur l’exposition Cézanne au Jas de Bouffan.
