Le Portrait d’Esther est une bande dessinée numérique conçue en 5 épisodes présentée par les musées d’Angers. La publication du premier épisode a eu lieu le 13 janvier 2016, suivie par un second épisode paru le 20 janvier 2017. L’ouvrage gratuit est consultable via un site web dédié et une application pour tablettes accessible hors-ligne. À travers ce projet transmédia, les musées d’Angers souhaitent sensibiliser le grand public au destin des œuvres d’art volées par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Dans cette fiction historique le destin d’une famille juive est lié à celui de la France occupée. Elle raconte l’histoire d’une Œuvre d’art spoliée par l’Allemagne nazie, de la seconde Guerre mondiale à nos jours.

À la croisée du roman graphique et de la trame historique, Le Portrait d’Esther s’adresse aux 15-18 ans pour leur faire découvrir ce pan méconnu de notre histoire. La bande dessinée est accompagnée de son contenu multimédia nommé Le carnet noir afin de lier la petite et la grande histoire.

L’histoire fictive de la famille Blum est inspirée de celle bien réelle de familles juives qui ont subi le même sort. Durant la seconde Guerre mondiale, nombre d’entre-elles furent dépouillées de leurs biens par l’Allemagne nazie. Les spoliations d’œuvres furent une entreprise de grande ampleur. Environ 60 000 œuvres furent confisquées, et le plus souvent envoyées sur le territoire du Reich. Si la plupart ont pu être restituées après avoir été récupérées en 1945 par les alliés, près de 2 000 œuvres ont été confiées à la garde des musées de France, en attendant que leurs propriétaires soient retrouvés. Sept de ces tableaux sont conservés au musée des Beaux-arts d’Angers. Ils sont désignés réglementairement par leur numéro d’inventaire : celui-ci débute par les trois lettres MNR, pour Musées Nationaux récupération.

Une exposition au musée des Beaux-Arts d’Angers

Une exposition du projet à eu lieu du Du 3 février au 17 avril 2016 au musée des Beaux-arts d’Angers. Accompagnant les six œuvres MNR exposées dans la salle des primitifs italiens du musée d’Angers, une mise en valeur de la bande dessinée rappelait les enjeux historiques, civiques et mémoriels de la restitution des MNR à leurs ayants-droit.

Par l’intermédiaire de planches originales du dessinateur pierre Jeanneau, le visiteur a pu découvrir le processus de création de la bande dessinée numérique. Des tablettes étaient également à disposition des visiteurs pour découvrir l’intégralité des épisodes du Portrait d’Esther.